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Kathmandu, ville unique

Petit récit de notre passage dans la capitale du Népal, Kathmandu, ville unique par bien des aspects et qui nous a marqué pour longtemps.

Le récit de Quentin s'arrêtait après notre trek dans l'Himalaya, balade grandiose s'il en est, mais nous avions déjà pu découvrir les joies de Kathmandu auparavant. Malheureusement, c'était sous la pluie et nous passions notre temps entre l'ambassade d'Inde, les magasins d'ordinateurs et la police touristique. Pas les meilleures conditions donc, et c'est au retour de Pokhara que nous avons pu vraiment apprécier cette ville unique. Unique pour beaucoup de raisons. La première nous renvoie à une réflexion que nous nous sommes faite plusieurs fois pendant ce voyage : toutes les grandes villes du monde se ressemblent plus ou moins. Bien sûr, ça fera sursauter les parisiens qui nous lisent car la Ville Lumière est elle aussi particulière, mais il y a très peu de villes comme celle-là dans le monde. Globalement, nous avons toujours préféré les plus petites villes et les campagnes, car plus authentiques, plus différentes. Les buildings, les grands axes routiers, le béton, le quartier d'affaire, c'est un schéma que l'on retrouve partout dans le monde. On a pu sortir du lot quelques villes quand même, comme Valparaiso au Chili, Potosi en Bolivie ou Cusco au Pérou. Nous devons maintenant rajouter Kathmandu, ville folle, anarchique, des gens partout dans les rues, tous plus colorés les uns que les autres. Des ruelles étroites, encombrées, un monde hallucinant et des motos et petites voitures qui, à grands coups de klaxon (une passion asiatique, ce klaxon), arrivent à se faire un chemin sans écraser personne (mais c'est pas loin à chaque fois). Déboussolement total dans cette masse humaine, ce nombre incalculables de commerçants, en boutique, dans la rue, ces hindous hyper maquillés qui souhaitent la bonne chance en voulant coller du rouge sur le front de chaque touriste en échange de quelques pièces, ces porteurs tout frêles qui transportent des marchandises 3 fois plus grosses qu'eux, et j'en passe. Kathmandu est un endroit de rêve pour les photographes car les scènes de vie népalaise pullulent. Ce qui me ramène à une autre remarque que l'on nous avait faite au Cambodge pendant une belle pluie de mousson : "Vous les occidentaux, vous vivez toujours à l'intérieur, dans votre maison, dans votre bureau. Nous Cambodgiens, on passe notre vie dehors, on travaille, on cuisine, on joue, tout le temps dehors, et l'on ne rentre que pour dormir." Cette remarque n'est pas seulement valable pour les Cambodgiens, mais pour la plupart des pays du monde, surtout pauvres, dont le Népal fait partie.

Mais attention, Kathmandu n'est pas le Népal comme Paris n'est pas la France. Il faut sortir un peu de la vallée de Kathmandu pour découvrir un autre Népal, moins bruyant, moins peuplé, moins pollué, plus simple. Nous l'avons fait en allant à Pokhara pour aller marcher dans l'Himalaya, et nous l'avons refait à l'occasion d'une belle rencontre avec l'association TEAM Népal. Cette association s'occupe d'une école et d'un orphelinat dans un village perdu dans les montagnes, Talamarang, et nous sommes partis pendant 2 jours voir sur le terrain ce qu'il en retournait. Nous étions donc plongés dans la vie de la plupart des népalais, c'est-à-dire une vie simple, rurale, dans les champs, avec les animaux, une vie où tout le monde se connait et s'entraide, une vie où les écoliers font parfois 4h de marche par jour dans les montagnes pour aller et revenir de l'école. Nous avons beaucoup apprécié cette étape au calme, perdus dans les montagnes, loin du capharnaüm de Kathmandu.

Puis retour à Kathmandu, où nous avons pu récupérer notre visa pour l'Inde. Mais c'était une Kathmandu un peu différente que nous avons retrouvée car nous avons la chance d'être au Népal et en Inde pendant le 2ème plus grand festival de l'année : Diwali. Fête hindoue joyeuse pendant laquelle tout le monde met des guirlandes à sa maison, sur les toits, et des bougies partout, aux fenêtres, sur le perron. C'est une fête de lumières et de couleurs, où les fleurs sont omniprésentes, tout comme les feux d'artifices qui pètent partout et tout le temps. On s'est fait surprendre de nombreuses fois par des gamins qui s'amusaient à faire péter des gros pétards tout près de nous. La plupart des maisons et commerces avaient même dessiné sur le sol avec bougies, fleurs, riz coloré et poudre de couleur, des chemins partant du salon et allant jusque dans la rue. Vraiment chouette. C'est donc une Kathmandu folle, anarchique, grouillante ET en fête que nous avons retrouvée, avant de partir pour l'Inde. Au passage, nous avons pu avoir une vue magnifique de la vallée depuis le temple de Swayambhunath (un des plus vieux stupas du monde), et un détour à la proche cité de Patan nous a montré une autre ville royale, plus calme que Kathmandu. Les Durbar Square (places centrales, royales et spirituelles) de Patan et Kathmandu sont splendides et sont au cœur de la ville et de son agitation. On y trouve les plus beaux temples népalais, tout en hauteur avec plusieurs toits (mais non imbriqués contrairement à l'architecture chinoise), et des boiseries magnifiques. Beaucoup de sculptures érotiques également, nous arrivons dans la sphère culturelle du Kama Sutra !

Après ce court mais intense séjour au Népal, nous avons donc pris la route pour l'Inde et Varanasi, où nous nous trouvons au moment où j'écris. Longue route s'il en est, car après avoir expérimenté les routes népalaises (parmi les pires du voyage), nous avons vécu 24h d'un long voyage vers la frontière (bus, puis mini-bus, puis jeep), puis à la frontière même (une grande blague, des filles dansaient musique à fond devant le poste d'immigration népalais, et les douaniers indiens nous ont accueillis en tshirt délavés dans un local en béton sale et sordide, tout en observant un laxisme patent qui nous aurait très bien permis de passer la frontière tranquille sans montrer de passeport), puis un bus vers Gorakhpur pendant lequel deux mecs nous prennent notre billet de train et ne veulent le rendre que si on leur verse un bakchich, menaçant plusieurs fois de nous tabasser (après l'arnaque du thé à Pékin, on a au moins réussi à éviter celle du billet de train avec diplomatie et détermination), et enfin un train de nuit vers Varanasi où cette fois, tout s'est bien passé. Ouf ! La gare de train de Gorakhpur ressemble au tiers-monde comparée aux gares chinoises, des centaines de gens dorment par terre, partout, dans la gare, devant la gare, on dirait un grand centre de réfugiés, avec ses pauvres et ses mendiants. Les chinois et les indiens sont vraiment très différents. Première impression de l'Inde plutôt mitigée donc.

Heureusement, Martin vous racontera notre très bonne première journée à Varanasi et la suite de notre voyage indien.

Commentaires 

 
0 #2 Invité 22-05-2009 18:43
Slt j suis le president de l'association des moniteurs pour le developpementç( AJMD)qui se trouve a dakar qui a comme devise "les enfants notre raison d'etre" elle est pour la promotion de l'enfance et je souhaite de travailler avec vous si possible
merci et du courage
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0 #1 Invité 20-12-2008 15:40
bonjour
nous avons bien lu le reportage la seule chose à enlever est l'adresse e-mail de Anna et laisser seulement l'adresse de clairenfance@or ange.sn
merci de votre contribution

Pape
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